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Comparatif

OVHcloud vs Cloudways : hébergement web éco-responsable

Comparatif OVHcloud vs Cloudways sous l’angle éco-responsable : performances mesurées, support, avis, tarifs et choix selon vos priorités.

13 min de lecture
TTFB médian
OVHcloud172 ms

Échelle 0 → 201 ms · repère = médiane du panel (134 ms) · moins est mieux · non mesuré : Cloudways

Disponibilité mesurée
OVHcloud98,3 %

Échelle 0 → 99,45 % · repère = médiane du panel (96,24 %) · non mesuré : Cloudways

Introduction

Comparer OVHcloud et Cloudways sous l’angle de l’hébergement éco-responsable revient à opposer deux approches très différentes. OVHcloud est un acteur d’infrastructure avec ses propres datacenters, tandis que Cloudways se positionne comme une couche managée au-dessus d’infrastructures tierces. Pour un site sensible aux enjeux environnementaux, cette distinction compte : elle joue sur la lisibilité de la chaîne technique, sur la compréhension des datacenters réellement utilisés, et sur la façon d’évaluer l’efficacité énergétique ou la gouvernance de l’hébergement.

Ce duel ne cherche donc pas à désigner un “gagnant absolu”, mais à répondre à une question plus utile : lequel choisir selon votre profil, vos contraintes budgétaires et votre niveau d’exigence sur la transparence environnementale ? Sur ce point, il faut rappeler une limite importante : les données fournies ici ne documentent pas directement des indicateurs environnementaux comme le PUE, le CUE, la consommation d’eau, l’intensité carbone horaire ou la part d’électricité bas carbone. Il serait donc abusif d’inventer un classement purement “vert”. Si vous voulez cadrer ces critères avant achat, vous pouvez aussi consulter ce guide pour choisir un hébergeur écologique et les critères à vérifier.

En revanche, nous pouvons comparer ce qui est effectivement documenté : performances mesurées dans notre panel, structure d’offre, support, avis, présence datacenter, conditions tarifaires et garanties. Côté technique mesuré, le contraste est net : OVHcloud dispose d’un échantillon exploitable, alors que Cloudways n’est pas couvert par notre protocole de mesure. Côté architecture, le recensement technique fourni indique qu’OVHcloud est majoritairement servi par Apache sur 101 sites clients réels mesurés, sans CDN sur les sites observés et sans durée de cache par défaut sur la majorité des sites. Pour Cloudways, le recensement fourni porte sur 1 site client réel, majoritairement servi par Nginx, sans CDN également, avec la précision que Cloudways ne possède pas sa propre infrastructure et que les serveurs observés tournent sur l’infrastructure de DigitalOcean.

Autrement dit, si votre priorité est la simplicité d’un hébergement mutualisé d’entrée de gamme avec un opérateur d’infrastructure identifié, OVHcloud part avec des arguments concrets. Si vous cherchez plutôt une couche managée flexible et un support standard 24/7, Cloudways mérite examen, mais avec une lecture plus prudente sur la traçabilité environnementale de l’infrastructure sous-jacente, car elle dépend du fournisseur cloud retenu.

Performances mesurées

Sur les performances réelles, nous devons nous en tenir strictement aux données fournies. Dans notre panel anonymisé de 10 sites clients réels par hébergeur, OVHcloud affiche un TTFB médian de 172 ms, un P90 de 1008 ms et une disponibilité de 98.3 % sur 2940 mesures réalisées sur 30 jours glissants. Ce sont les seuls chiffres mesurés autorisés dans ce comparatif.

Que peut-on en conclure sans extrapoler ? D’abord, qu’OVHcloud est ici le seul hébergeur pour lequel nous disposons d’une base de mesure concrète. Cela donne un point d’appui réel pour évaluer le comportement observé en production, même si le panel reste limité à des sites clients réels donnés, avec leurs propres configurations. Le recensement technique signale d’ailleurs l’absence de CDN sur les sites observés ainsi qu’une absence de durée de cache par défaut sur la majorité des sites. Cela signifie qu’une part du résultat peut dépendre des réglages applicatifs et non du seul hébergeur.

Pour Cloudways, il faut être très clair : aucune mesure de performance n’est disponible dans notre panel. Nous ne donnons donc aucun chiffre de TTFB ni de disponibilité pour cet hébergeur. La seule formulation rigoureuse est de dire que Cloudways n’est pas mesuré par notre protocole. Il serait trompeur de le comparer numériquement à OVHcloud sur la rapidité ou la disponibilité à partir des données présentes ici.

Dans une perspective éco-responsable, cette absence de mesure a un impact méthodologique. L’efficacité environnementale d’un hébergement ne se résume pas à la vitesse, mais les performances observées restent utiles : un service qui répond correctement, sans surcouche inutile, peut limiter certaines inefficacités techniques. À l’inverse, quand un prestataire s’appuie sur plusieurs clouds tiers possibles, comme Cloudways, la performance réelle peut varier selon le fournisseur sous-jacent et le lieu de déploiement choisi. Or cette granularité n’est pas mesurée ici.

Le bilan de cette section est donc simple. Si vous voulez un duel fondé sur des mesures observées, OVHcloud est le seul des deux à pouvoir être commenté chiffrément. Si vous envisagez Cloudways, il faut accepter qu’avec les données fournies ici, la performance réelle reste à vérifier directement selon l’infrastructure et la région que vous choisirez.

Support & avis

Le support oppose deux philosophies assez lisibles. Chez OVHcloud, le support mentionné comprend ticket, téléphone et live chat. L’assistance technique Standard et Premium est annoncée du lundi au vendredi de 8 h à 18 h, avec un live chat 24/7 en cas d’incident. C’est un point important : l’accès continu existe, mais il est cadré autour des incidents via le chat, alors que la plage standard annoncée reste limitée aux jours ouvrés sur des horaires de bureau.

Cloudways annonce pour sa part un support standard inclus en live chat, tickets et base de connaissances 24/7/365. Le support Premium ajoute Slack privé et téléphone 24/7/365. Pour les équipes qui veulent une disponibilité de support continue sans ambiguïté, Cloudways est donc mieux positionné dans les faits fournis. C’est cohérent avec son positionnement de plateforme managée : la promesse porte en partie sur l’accompagnement opérationnel.

Du côté des avis, Trustpilot affiche 3,9/5 pour 8 241 avis chez OVHcloud, contre 4,6/5 pour 3 694 avis chez Cloudways. Il faut éviter les conclusions trop rapides. OVHcloud a un volume d’avis plus élevé, ce qui traduit aussi une base client large ; Cloudways a une note affichée plus haute. Ces chiffres sont utiles pour prendre la température, mais ils ne remplacent ni un test réel ni l’analyse de votre besoin. En particulier, un utilisateur de mutualisé à petit budget n’évalue pas le service selon les mêmes critères qu’une équipe cherchant une couche managée avec support continu.

Sous l’angle éco-responsable, le support n’est pas un critère secondaire. Un hébergement mal administré, avec des interventions lentes ou une mauvaise lisibilité de l’architecture, peut conduire à davantage d’essais, de migrations ou de surdimensionnement. De ce point de vue, Cloudways a un avantage pratique pour les structures qui veulent un accompagnement disponible en permanence. OVHcloud peut rester pertinent si vos besoins sont plus simples, si vous êtes autonome, ou si vous privilégiez un acteur d’infrastructure identifié.

Enfin, Cloudways mentionne un SLA support. Pour OVHcloud, les données fournies mentionnent une disponibilité observée annoncée pour l’hébergement web à 99,9 %, mais pas d’éléments supplémentaires ici sur un SLA support comparable. Si ce point est décisif pour vous, mieux vaut vérifier directement les engagements contractuels exacts avant souscription.

Tarifs

Sur le prix, les deux offres ne jouent pas dans la même catégorie. OVHcloud affiche pour son hébergement web mutualisé des prix publics d’appel de 1,59 € HT/mois pour Starter, 2,99 € HT/mois pour Perso, 1,99 € HT/mois pour Pro et 6,99 € HT/mois pour Performance. Ces tarifs sont indiqués avec une facturation sur 12 mois, et les prix de renouvellement sont signalés comme supérieurs. Les pages consultées ne confirment pas de formule mensuelle sans engagement pour ces offres. Cela place OVHcloud dans une logique d’entrée de gamme très accessible, mais avec un engagement de facturation annuel à prendre en compte et un niveau de lisibilité à vérifier sur le coût après la période d’appel.

Cloudways, à l’inverse, affiche une tarification publique en pay-as-you-go, sans engagement long terme confirmé. Cloudways Flexible commence à 11 USD/mois avec une facturation horaire de 0,0357 USD. Cloudways Autonomous est facturé à l’heure par application. La marque indique aussi qu’un prépaiement jusqu’à 12 mois est possible, sans être obligatoire. Pour les projets fluctuants, les environnements de test ou les besoins d’élasticité budgétaire, cette approche est plus souple. Pour un petit site vitrine ou un blog simple, elle est aussi potentiellement moins lisible qu’un mutualisé classique.

Sur les garanties, OVHcloud mentionne un droit de rétractation de 14 jours pour les particuliers sur nouvelles commandes, avec remboursement proratisé sous 30 jours. En revanche, aucune garantie de remboursement générale plus large n’a été confirmée dans les pages consultées. Chez Cloudways, je n’ai pas trouvé de garantie de remboursement publique confirmée.

Si l’on ramène cela à l’éco-responsabilité, le prix ne doit pas être lu seul. Un hébergement très bon marché peut convenir à des usages sobres et peu gourmands ; inversement, une plateforme plus chère mais mieux adaptée peut éviter de surprovisionner ou de multiplier les migrations. Le bon choix dépend donc moins du tarif nominal que de l’adéquation entre la formule et votre besoin réel. Pour approfondir cette logique d’évaluation globale, cet article sur l’évaluation réelle d’un hébergement web écologique peut aider.

Datacenters, architecture et lecture éco-responsable

Sur la dimension “verte”, les faits fournis permettent surtout d’évaluer la structure d’hébergement, pas de trancher définitivement sur l’impact environnemental. OVHcloud indique 46 datacenters dans 9 pays, répartis entre l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie-Pacifique. Cloudways annonce des emplacements couvrant les datacenters de DigitalOcean, Vultr, Linode, AWS et Google Cloud. Autrement dit, OVHcloud exploite sa propre présence datacenter selon les informations fournies, tandis que Cloudways orchestre des ressources chez plusieurs opérateurs tiers.

Pour un acheteur sensible à la sobriété numérique, cette différence a deux lectures possibles. Première lecture, favorable à OVHcloud : quand l’infrastructure est opérée par le prestataire lui-même, la chaîne de responsabilité paraît plus directe. Il peut être plus simple de demander des informations consolidées sur les datacenters, les engagements et la gouvernance. Deuxième lecture, potentiellement favorable à Cloudways : une couche d’orchestration multi-fournisseurs peut laisser davantage de choix géographique ou technique, ce qui peut aider à rapprocher l’hébergement des utilisateurs ou à sélectionner un environnement précis. Mais avec les données fournies ici, on ne dispose pas d’éléments environnementaux comparables entre les clouds sous-jacents.

Le recensement technique ajoute un point utile. Pour Cloudways, les serveurs observés tournent sur l’infrastructure de DigitalOcean, et Cloudways ne possède pas sa propre infrastructure. Cela confirme qu’il faut bien distinguer la qualité de la plateforme managée et celle du fournisseur cloud réellement utilisé. En clair, évaluer Cloudways d’un point de vue écologique suppose aussi d’évaluer DigitalOcean, AWS, Google Cloud ou un autre fournisseur selon votre déploiement. C’est plus souple, mais moins direct à auditer.

En revanche, il manque ici des indicateurs essentiels pour aller plus loin : consommation d’eau, carbone horaire, réemploi matériel, chaleur fatale, traçabilité scope 3 ou politique énergétique détaillée. Sans ces données, il faut rester nuancé. On peut dire qu’OVHcloud offre une infrastructure propre identifiée et qu’il est le plus simple à situer comme opérateur d’hébergement. On peut dire aussi que Cloudways introduit une couche supplémentaire entre vous et le datacenter physique, ce qui complique la lecture environnementale, même si sa flexibilité peut être un atout d’usage.

FAQ

OVHcloud est-il plus écologique que Cloudways ?

Les données fournies ne permettent pas de l’affirmer de façon catégorique. OVHcloud a l’avantage d’opérer une infrastructure identifiée avec 46 datacenters dans 9 pays. Cloudways, lui, repose sur des infrastructures tierces selon le fournisseur choisi. En pratique, OVHcloud est plus simple à évaluer comme opérateur unique, tandis que Cloudways demande d’examiner aussi le cloud sous-jacent.

Lequel est le plus performant ?

Avec les données disponibles ici, seul OVHcloud dispose de mesures dans notre panel : TTFB médian 172 ms, P90 1008 ms, disponibilité 98.3 % sur 2940 mesures et 30 jours glissants. Cloudways n’est pas mesuré par notre protocole, donc aucun chiffre comparable ne doit être avancé.

Lequel a le meilleur support ?

Sur les faits fournis, Cloudways est plus favorable si vous voulez un support standard clairement disponible 24/7/365. OVHcloud propose ticket, téléphone et live chat, avec assistance Standard/Premium du lundi au vendredi de 8 h à 18 h et live chat 24/7 en cas d’incident.

Quel hébergeur est le plus économique pour un petit site ?

Sur le tarif d’appel, OVHcloud est nettement plus accessible grâce à ses offres mutualisées à partir de 1,59 € HT/mois, avec facturation sur 12 mois. Cloudways démarre à 11 USD/mois en pay-as-you-go. Le choix dépend ensuite de votre besoin réel et du coût total dans la durée, notamment chez OVHcloud où les prix de renouvellement sont indiqués comme supérieurs.

Conclusion

Entre OVHcloud et Cloudways, le meilleur choix pour un hébergement éco-responsable dépend moins d’un slogan “vert” que de votre capacité à aligner l’offre avec votre usage réel. OVHcloud ressort comme l’option la plus simple à recommander pour un petit site, un budget serré ou un besoin de mutualisé classique. Ses prix d’appel sont bas, son infrastructure est opérée en propre selon les faits fournis, et c’est le seul des deux à disposer ici de mesures de performance observées. Si votre priorité est de rester sur une offre lisible, avec un acteur d’infrastructure identifié, OVHcloud est le choix le plus cohérent.

Cloudways devient plus intéressant si vous cherchez une plateforme managée flexible, une tarification pay-as-you-go et un support standard 24/7/365. Son positionnement peut convenir à des équipes techniques, à des projets évolutifs ou à des sites qui ont besoin d’un niveau d’accompagnement plus continu. En revanche, d’un point de vue éco-responsable, il faut accepter une lecture plus complexe : Cloudways ne possède pas sa propre infrastructure, et l’empreinte réelle dépend aussi du fournisseur cloud sous-jacent retenu.

Ma recommandation nuancée est donc la suivante : choisissez OVHcloud si vous voulez un hébergement simple, économique à l’entrée, et plus direct à situer côté infrastructure. Choisissez Cloudways si votre besoin principal est la souplesse opérationnelle et le support 24/7, en gardant à l’esprit qu’il faudra vérifier plus finement l’infrastructure effectivement utilisée pour juger la dimension environnementale. Si vous voulez aller plus loin dans cette lecture, vous pouvez aussi consulter notre dossier sur l’empreinte carbone des datacenters et notre analyse du bilan carbone horaire comme critère de choix.

Méthodologie & sources

Les temps de réponse (TTFB) et taux de disponibilité affichés sont mesurés par nos soins : pour chaque hébergeur, nous suivons un panel anonymisé de 80 sites clients réels (identifiés via leurs serveurs DNS publics), interrogés en HTTPS 3 fois par jour depuis un même serveur situé en France. Médiane et 90e centile sur 30 jours glissants.

  • OVHcloud : 2940 mesures sur 30 jours (panel de 80 sites clients)

Les autres données (tarifs, offres, notes d'avis) proviennent des sources suivantes :

Nous pouvons fournir, sur simple demande, les données qui ont servi à réaliser cet article.