Aller au contenu principal
Comparatif

Infomaniak vs Cloudways : hébergeur vert, lequel choisir ?

Comparatif Infomaniak vs Cloudways sous l’angle éco-responsable : performances mesurées, support, avis, tarifs, datacenters et choix selon vos besoins.

12 min de lecture
TTFB médian
Cloudways34 ms
Infomaniak172 ms

Échelle 0 → 225,5 ms · repère = médiane du panel (117 ms) · moins est mieux

Disponibilité mesurée
Cloudways100 %
Infomaniak98,48 %

Échelle 0 → 100 % · repère = médiane du panel (96,53 %)

Introduction

Entre Infomaniak et Cloudways, le choix ne se résume pas à une opposition classique entre « hébergeur européen » et « plateforme cloud flexible ». Pour un site attentif à l’hébergement éco-responsable, il faut regarder au moins trois niveaux : les performances réellement mesurées, la nature de l’infrastructure utilisée, et la transparence disponible sur les datacenters, le support et les garanties. Sur ce terrain, les deux acteurs ont des profils très différents.

Infomaniak se présente ici avec des datacenters annoncés en Suisse, à Genève selon la page housing consultée. Cette localisation claire peut peser dans une démarche de proximité infrastructurelle, de souveraineté perçue et de lisibilité. Cloudways, à l’inverse, n’exploite pas sa propre infrastructure d’après les éléments fournis : la marque se positionne comme couche de gestion au-dessus d’infrastructures tierces, avec 50+ datacenters annoncés via DigitalOcean, AWS, Google Cloud, Linode et Vultr. En pratique, cela change la lecture écologique du service : on n’évalue pas seulement l’interface ou le support, mais aussi l’écosystème d’infrastructures sous-jacent.

Autre point important : la performance reste un critère environnemental indirect mais utile. Un service plus réactif ou plus stable peut limiter certaines surconsommations côté navigation, erreurs ou répétitions de requêtes. Cela ne suffit pas à qualifier un hébergeur de « vert », mais c’est un paramètre concret dans un comparatif orienté sobriété numérique. Pour approfondir les critères à regarder au-delà du marketing, vous pouvez aussi consulter ce guide de choix d’un hébergeur écologique et notre méthode d’évaluation d’un hébergement web écologique.

Dans ce duel, Cloudways domine nettement les mesures de vitesse et de disponibilité fournies. Infomaniak conserve toutefois des arguments pour les équipes qui veulent un hébergement plus lisible géographiquement, avec des informations publiques plus simples à rattacher à un site précis. La bonne réponse dépendra donc moins d’un slogan « green » que de votre priorité réelle : simplicité et ancrage identifié, ou performances mesurées et flexibilité d’architecture.

Performances mesurées

Les données de cette section reprennent uniquement les mesures fournies sur des panels de sites clients réels. Pour Infomaniak, l’échantillon communiqué porte sur 10 sites, avec un TTFB médian de 172 ms, un P90 de 1510 ms et une disponibilité de 98.48% sur 1254 mesures, en 30 jours glissants. Pour Cloudways, l’échantillon communiqué porte aussi sur 10 sites, avec un TTFB médian de 34 ms, un P90 de 145 ms et une disponibilité de 100% sur 66 mesures, également sur 30 jours glissants.

Sur la vitesse brute observée, Cloudways ressort donc devant dans les deux indicateurs de temps de réponse fournis. L’écart est visible à la fois sur la médiane, qui reflète le comportement central du panel, et sur le P90, qui renseigne davantage sur les cas plus lents. Pour un site sensible à la réactivité perçue, cet avantage mesuré de Cloudways mérite d’être pris au sérieux. Cela dit, il faut rester rigoureux : ces chiffres décrivent les panels testés, pas toutes les configurations possibles chez chaque acteur.

Les informations techniques associées au recensement donnent aussi un peu de contexte. Côté Infomaniak, le recensement technique mentionne 94 sites clients réels, avec un serveur majoritairement servi en Apache, 5 % des sites passant par un CDN et une durée de cache par défaut médiane de 3 s. Côté Cloudways, le recensement technique porte sur 5 sites clients réels, avec un serveur majoritairement servi en Nginx, 0 % des sites passant par un CDN et aucune durée de cache par défaut sur la majorité des sites. Il est également précisé que Cloudways ne possède pas sa propre infrastructure et que ses serveurs tournent sur l’infrastructure de DigitalOcean selon ce recensement technique.

Pour un lecteur orienté éco-responsabilité, ces mesures n’épuisent pas le sujet. Elles montrent que Cloudways peut offrir une réponse plus rapide dans l’échantillon observé, mais elles ne documentent pas à elles seules l’empreinte énergétique réelle des datacenters, leur alimentation, leur efficacité ou leur politique matérielle. Sur ces dimensions, si vous voulez aller plus loin que les promesses génériques, nos articles sur l’empreinte carbone des datacenters et les limites du seul indicateur PUE peuvent servir de grille de lecture.

Support & avis

Le support est souvent sous-estimé dans un comparatif vert. Pourtant, un support accessible peut éviter des migrations inutiles, des surdimensionnements ou des interventions répétées. À ce jeu, Cloudways et Infomaniak ne jouent pas sur le même terrain.

Chez Infomaniak, le support standard est joignable par téléphone du lundi au vendredi de 9h à 18h, par chat du lundi au vendredi de 6h à 19h, et par e-mail 7j/7 de 6h à 23h. Cela donne une couverture multicanale assez large, mais pas un support temps réel intégral en continu sur tous les canaux. C’est cohérent avec un hébergeur qui combine des offres destinées à des usages variés et une relation plus classique. Le site mentionne aussi une garantie de remboursement de 30 jours sur la première commande. Côté réputation, Trustpilot affiche une note de 4/5. Le nombre exact d’avis n’a pas été trouvé dans les pages consultées, donc il faut éviter toute conclusion sur le volume de retours publics.

Chez Cloudways, le support standard est inclus 24 h/24, 7 j/7, 365 j/an via live chat, tickets et base de connaissances. Pour des équipes qui gèrent des projets distribués, des sites e-commerce ou des interventions hors horaires de bureau, cette disponibilité permanente constitue un avantage pratique clair. Trustpilot affiche 4,6/5 pour 3 727 avis. Les éléments fournis signalent aussi qu’un SLA de support a été trouvé. En revanche, aucune garantie satisfait ou remboursé explicitement formulée n’a été trouvée sur les pages consultées.

En lecture éco-responsable, le support compte aussi pour la durabilité d’usage. Une plateforme plus flexible mais plus complexe peut très bien convenir à une équipe technique ; pour un profil non spécialiste, elle peut au contraire entraîner des erreurs d’exploitation, des ressources mal ajustées ou des dépendances inutiles. À l’inverse, un hébergeur plus encadré peut favoriser la stabilité organisationnelle, même si ses performances mesurées sont moins fortes sur l’échantillon observé. Ici, Cloudways prend l’avantage sur l’amplitude horaire et la note Trustpilot disponible ; Infomaniak conserve un atout de clarté pour ceux qui veulent des horaires et des canaux explicitement détaillés, plus une garantie de remboursement publique sur la première commande.

Tarifs

Sur les prix, la comparaison doit rester prudente car les modèles commerciaux diffèrent. Infomaniak affiche en juillet 2026 un Hébergement Web dès CHF 10.91/mois et un Serveur Cloud managé dès CHF 38.41/mois. Le site indique un paiement annuel ou mensuel selon la configuration, mais aucun engagement minimum public n’a été trouvé pour ces offres dans les pages consultées. Cloudways affiche de son côté des offres publiques à partir de 11 USD/mois pour l’hébergement géré « Flexible », avec une facturation à l’usage : mensuelle plafonnée pour DigitalOcean, Linode et Vultr, et horaire pour AWS/GCP. Une offre « Autonomous » apparaît aussi à partir de 11 USD/mois, mais le détail complet des paliers n’a pas été confirmé sur la page consultée.

En clair, Infomaniak parle davantage comme un hébergeur proposant des briques identifiables, tandis que Cloudways s’inscrit dans une logique de plateforme managée au-dessus de fournisseurs cloud multiples. Pour un comparatif éco-responsable, cela a une conséquence directe : le « prix d’entrée » ne raconte pas tout. Avec Cloudways, le coût final dépend plus fortement du choix d’infrastructure et du mode de facturation. Avec Infomaniak, la lecture est plus simple sur les offres citées, mais elle ne dit pas à elle seule quel niveau d’usage réel sera optimal pour votre site.

Autre différence importante : la garantie. Infomaniak mentionne 30 jours de remboursement sur la première commande, ce qui facilite un test sans verrou trop fort. Pour Cloudways, aucune garantie satisfait ou remboursé explicitement formulée n’a été trouvée dans les pages consultées. Si ce point compte dans votre processus de sélection, il faut le vérifier directement auprès de l’hébergeur avant souscription.

D’un point de vue strictement « vert », le tarif le plus bas n’est pas toujours le meilleur signal. Un hébergement éco-responsable crédible se juge aussi sur la qualité de l’infrastructure, la transparence, la pertinence du dimensionnement et la capacité à éviter le gaspillage technique. Si votre priorité est d’aller au-delà du prix mensuel d’appel, vous pouvez compléter cette lecture avec les critères à vérifier pour un hébergement web écologique et notre article sur le bilan carbone horaire.

Lecture éco-responsable : ce que ce duel dit vraiment

Si l’on se limite aux faits fournis, Infomaniak présente un avantage de lisibilité sur la localisation : des datacenters annoncés en Suisse, à Genève selon la page consultée. Pour certaines organisations, cette information claire compte beaucoup. Elle facilite la compréhension de l’hébergement, nourrit une logique de proximité perçue et peut s’aligner avec des exigences internes de souveraineté ou de traçabilité. Cela ne prouve pas à lui seul une meilleure performance environnementale, mais c’est un élément concret et vérifiable dans le débat.

Cloudways, de son côté, a une proposition plus distribuée : 50+ datacenters via plusieurs fournisseurs, avec une couche managée qui permet de choisir l’environnement le plus adapté. Cette flexibilité peut être vue de deux façons. Positivement, elle peut aider à éviter le surdimensionnement et à rapprocher techniquement certaines charges de travail de leur besoin réel. Mais elle rend aussi l’évaluation écologique plus complexe, car l’empreinte dépend du fournisseur sous-jacent et du datacenter effectivement utilisé. En ce sens, Cloudways est performant dans les mesures fournies, mais moins simple à qualifier d’un bloc comme « plus vert » sans informations plus fines sur l’infrastructure retenue pour votre projet.

Autrement dit, le duel oppose surtout un modèle plus identifiable à un modèle plus modulaire. Si vous cherchez un prestataire dont l’infrastructure annoncée est plus directement rattachable à un lieu précis, Infomaniak est plus facile à lire avec les données ici disponibles. Si vous cherchez la meilleure performance mesurée dans le panel fourni et une grande souplesse opérationnelle, Cloudways prend l’avantage. Pour une démarche d’achat responsable, la bonne pratique reste de demander des précisions complémentaires sur le datacenter cible, les engagements de disponibilité selon l’offre choisie et les éléments de transparence environnementale réellement publiés. Sur cette exigence de transparence, notre article sur la transparence des hébergeurs peut aider à structurer vos questions.

FAQ

Infomaniak est-il plus écologique que Cloudways ?

Impossible de l’affirmer sur la seule base des données fournies. Infomaniak communique ici des datacenters en Suisse, à Genève, ce qui donne une meilleure lisibilité géographique. Cloudways s’appuie sur plusieurs infrastructures tierces et annonce 50+ datacenters. Sans données comparables supplémentaires sur l’énergie, le matériel ou les émissions, il faut rester nuancé.

Quel hébergeur est le plus performant dans ce comparatif ?

Sur les mesures fournies, Cloudways est devant : TTFB médian de 34 ms contre 172 ms pour Infomaniak, P90 de 145 ms contre 1510 ms, et disponibilité mesurée de 100% contre 98.48% sur les panels communiqués. Ces résultats décrivent toutefois les échantillons testés, pas toutes les configurations possibles.

Quel service offre le meilleur support ?

Cloudways propose un support standard 24/7/365 via live chat, tickets et base de connaissances. Infomaniak détaille plusieurs canaux avec des horaires étendus, mais non continus sur tous les canaux. Si vous avez besoin d’une disponibilité permanente, Cloudways part avec un avantage clair.

Quel est le moins cher pour démarrer ?

D’après les offres publiques citées, Infomaniak commence à CHF 10.91/mois pour l’Hébergement Web, tandis que Cloudways commence à 11 USD/mois pour son offre gérée « Flexible ». Les modèles étant différents, il faut vérifier le coût réel selon l’infrastructure, la facturation et le niveau de service recherchés.

Y a-t-il une garantie de remboursement ?

Infomaniak mentionne une garantie de remboursement de 30 jours sur la première commande. Pour Cloudways, aucune garantie satisfait ou remboursé explicitement formulée n’a été trouvée dans les pages consultées ; ce point est donc à vérifier directement auprès de l’hébergeur.

Conclusion

Dans ce duel, Cloudways ressort comme le meilleur choix si votre priorité numéro un est la performance mesurée, avec des résultats nettement meilleurs sur le TTFB et la disponibilité dans les données fournies, ainsi qu’un support 24/7/365 et une forte flexibilité d’infrastructure. Pour une équipe technique à l’aise avec une plateforme managée au-dessus de clouds tiers, c’est l’option la plus convaincante dans ce cadre précis.

Infomaniak reste toutefois un choix cohérent pour les structures qui veulent un hébergement plus lisible dans sa localisation, avec des datacenters annoncés en Suisse à Genève, un positionnement plus simple à comprendre et une garantie de remboursement de 30 jours sur la première commande. Si votre critère principal est la clarté de l’ancrage infrastructurel et une relation d’hébergement plus directe, il garde une vraie pertinence.

Notre recommandation nuancée est donc la suivante : choisissez Cloudways pour un projet orienté performance, flexibilité et support continu ; choisissez Infomaniak si vous privilégiez un cadre plus identifiable et un hébergeur dont la localisation annoncée est plus facilement appréhendable. Pour un arbitrage réellement éco-responsable, ne tranchez pas sur le seul marketing « vert » : demandez aussi des éléments précis sur l’infrastructure effectivement utilisée et confrontez-les à vos besoins réels de sobriété.

Méthodologie & sources

Les temps de réponse (TTFB) et taux de disponibilité affichés sont mesurés par nos soins : pour chaque hébergeur, nous suivons un panel anonymisé de jusqu'à 80 sites clients réels (identifiés via leurs serveurs DNS publics), interrogés en HTTPS 3 fois par jour depuis un même serveur situé en France. Médiane et 90e centile sur 30 jours glissants.

  • Infomaniak : 1254 mesures sur 30 jours (panel de 80 sites clients)
  • Cloudways : 66 mesures sur 30 jours (panel de 5 sites clients)

Les autres données (tarifs, offres, notes d'avis) proviennent des sources suivantes :

Nous pouvons fournir, sur simple demande, les données qui ont servi à réaliser cet article.